Histoire d'un autre temps , cela se passait comme ça à Erada

Souvenirs souvenirs

Je vais vous raconter une histoire 

Que les  jeunes auront du mal à croire

Vous qui avez tout aujourd'hui 

Sachez que ce ne fût pas toujours ainsi

Vous rirez sûrement avec tout ça

Cela se passait dans les années 60 à Erada    

 

 

 

 

Mais la La vie à tellement changé 

Que je ne sais pas par où commencer

Des autos il y en avait deux ou trois 

On marchait beaucoup autrefois

La télé il y en avait une dans le café du village

C'était pour les adultes, et pas de mon âge

Au bureau de poste Il y avait un téléphone

A part ça, chez aucune personne

Les gens travaillaient aux champs

Sans machines évidemment

Tout se faisait à la main 

Ce qu'on ne faisait pas aujourd'hui 

ON le  faisait demain 

Aucun stress, cela n'existait pas

les gens étaient plus heureux croyez-moi 

Les journées c'était, 12 heures de boulot 

C'était du lever jusqu'au coucher du soleil

C'était une perte de temps, faire dodo 

Mais personne ne se plaignait 

Il n'y avait pas de syndicat 

Très peu de radios et pas  de pc 

Le travail était le seul droit 

Mais personne ne s'ennuyait 

Pas de robinet d'eau à la maison 

Il fallait aller à la fontaine 

La cruche sur la tête en toute saison

Le dimanche comme en semaine

Peu de gens avaient l'electricité

Les moyens de transport étaient l'âne ou le cheval 

Mais partout dans les champs on entendait chanter 

On ne se portait pas plus mal 

On avait des toutes petites maisons

Et des très grandes familles

On trouvait toujours des solutions

Il y avait des petits magasins

Quelques petites tavernes pour passer son temps

Les mamans restaient à la maison pour les enfants 

Dans un four public on cuisait son pain 

Après avoir fait moudre ses grains au moulin .

Tout le monde allait à la messe

l'église était remplie le dimanche

On mettait les beaux habits quelle prouesse 

On ne faisait rien, quelle chance

La scolarité obligatoire, c'était quatre années

Il y avait des tas de petits métiers 

Aujourd'hui disparus ou désuets 

Mais personne ne se plaignait

Le linge était lavé à la main dans la rivière

C'était souvent le lundi

On était pas peu fière 

Quand tout était fini 

On avait pas grand chose, mais on partageait

On était comme une famille, on s'entraidait

 

J'ai parfois la nostalgie de ce temps là

De mon petit village qu'était Erada.  

   ************

Voilà les transports de jadis, les dames veuves gardaient le deuil toute leur vie !

Voici ce qu'on mettait sur la tête sous une cruche d'eau pour ne pas se blesser

 

Les fontaines ont résisté au temps et on compte encore 5 ou 6 à travers le village

 

Les défunts étaient transportés jusqu'au cimetière soit avec 4 porteurs , après dans cet engin tiré par un cheval  

 

Replique d'un char à boeufs,

 

C'était le savon que l'on achetait ainsi pour la lessive, Bloc d'1 kg 

La lavandière Portugaise, à fait couler de l'eau, et aussi de l'encre, lol

 

 

Comme c'était un village d'agriculteurs, il y avait beaucoup de troupeaux, soit vaches, chèvres ou brebis, les femmes faisaient  leur fromage

 

Moulin à eau , en voie de disparition puiqu'ils ne fonctionnent plus, autrefois il y en avait beaucoup puiqu'on produisait tout, identiquement pour les fours publics qui cuisaient le pain

 

Presse à vin, il existait aussi une à huile d'olive aux abords de la piscine , hors service depuis quelques années

 Nostalgie et vieille tradition aussi, toutes les familles tuaient le cochon en hiver pour mettre au saloir, puique pas de congélateur !

Rien ne se perdait . Des abats et des tripes on faisait les saussices de viande et saucisses de farine avec le gras.

Les jambons assaisonés fumaient dans la cuisine qui était au feu de bois

 

feu de bois dans l'âtre

 

Etape suivante avant les cuisinières que nous connaissons aujourd'hui . Cela fonctionnait au pétrole 

  

 

 

 

Travaux des champs ou le cheval avait un rôle important

Voilà quelque chose très rare de nos jours, dans les années ,avant 60 , il y avait un vieux monsieur qui faisait tous les petits villages avec son matériel sur le dos et à pied, il réparait les assiettes cassées en mettant des agrafes, les gens étaient pauvres et la nouvelle vaisselle chère pour leurs petits moyens

Assiette fêlée, restaurée, et repartie pour une nouvelle vie

Et je vous laisse le meilleur pour le dessert...Comment se chauffait-on vous  demandez vous ! Eh bien avec un brasier comme sur la photo! On metait les braises dedans et cela durait quelques heures,ah, nous étions écolo avant la date !Lol

Fléau-mangual

Outil qui servait à battre les céréales, notamment le maïs

20 votes. Moyenne 3.20 sur 5.

Commentaires (7)

1. José Moura 25/02/2007

Bonjour, dans ta liste nostalgique tu ne parle pas des WC de cette époque... dans mes souvenir de gosse des années 70, venant de France pour les vacances,l'expression "aller au maïs" n'avait rien à voir avec l'agriculture ;-) Heureusement Erada n'était pas loin des champs à l'époque. Difficile de le faire croire à mes gosses aujourd'hui.

2. elvira 13/07/2007

bonjour ce site est vraiment formidable moi je suis originaire juste a cote de coutada et je ne suis pas etonnee de la pauvreté car mon pere m'a toujours raconter cela et surtout l'histoire du pont du péso au pesinho qui fut construit y'a pas longtemps car les gens d'avant travèrsait la riviere depuis très lomgtemps.

3. DOS SANTOS Maria 23/10/2007

Jai une animation à faire pour des enfants pendant la période scolaire; j'ai trouvé cette page extraordinaire; je suis originaire de Espinosela près de Bragança. Si vous aviez la musique et les paroles de chansons populaires enfantines Portugaises, je serais ravie de pouvoir en faire profiter des petit enfants français; c'est assez urgent Merci d'avance.

4. Elsa 04/01/2009

Je ne connais pas bien le Portugal, je n'y suis allée que pour les vacances, il y a longtemps (avant que le tourisme ait tout "dévasté") mais ce que vous décrivez correspond tout à fait à ce qu'était la vie dans le Poitou (d'après mes grands-parents c'était vraiment ça !) je pense que c'est typique des années "avant la 2è guerre mondiale" dans les campagnes ... quel que soit le pays !

5. Dos Santos Anais 05/01/2009

Je connais trés peu Erada bien que mon père Dos Santos José fils de Delphine Simoes Dos Santos à grandi dans ce village. C'est vraiment un régal de regarder ces images, de découvrir un peu comment il vivait.

6. delphi (site web) 07/07/2010

Bonjour,
je travaille actuellement sur l'histoire de vie d'un vielil italien qui raconte ainsi la répération des assietts, dans son village: Il y avait le réparateur d’assiettes. Il était équipé d'une perceuse d’un style vraiment antique : une ficelle reliait une baguette en bois, verticale, munie d'une pointe de carbure à une autre baguette de bois, horizontale. À l'aide de ses mains, placées en haut et en bas, il faisait tourner cette perceuse. De chaque côté de la fente, il perçait l'assiette de tas de petits trous puis il la cousait avec un fil d'acier, mettait de la colle pour mastiquer les trous, et voilà !
Je cherche des photos de ce système de réparation pour le livre qu'il souhaite éditer... Een connaissez vous? Merci...
Hélàs je ne connais rien qui puisse vous aider! Peut-être que quelqu'un qui passera par ici pourra le faire ! Bonne chance

7. mendes dos santos virgilio 16/09/2010

praser,,essà ferramenta que vosse fàla,eu tenho,,,fàle com Lucia mendes ,para vere no meu album de esculturas,,um abràço

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

http://larecup.e-monsite.com

http://larecredelucia.e-monsite.com

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site